(1840-1916)

 

Présentation de l'auteur.

Oeuvres d'Ellis publiées en français.

Sites consacrés à cet auteur.

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Autres auteurs américains.

 

 

Présentation de l'auteur.

            Fils d'un pionnier américain, E. S. Ellis fut l'un des plus fameux auteurs de dime novels, ces fascicules bon marchés qui firent les beaux jours des lecteurs américains avant d'être remplacés par les pulps. Il est l'auteur du premier dime publié par la maison Beadle, Seth Jones, or The Captives of the Frontier (1860), qui a sans doute connu le plus gros succès de l'histoire de ces publications puisqu'il s'est vendu à un nombre qu'on estime entre 400 000 et 800 000 exemplaires. Ses autres oeuvres fameuses sont The Life of Colonel David Crockett, qui contribua fortement à la légende du pionnier, Bill Biddon, Trapper (1860), ou encore The Lost Trail (1864).

            Ellis, jeune enseignant, a d'abord écrit des poèmes, publiés dans le Ballou's Dollar Monthly. Son premier récit, publié en feuilleton dans le New York Dispatch, est significativement un récit de la frontier: Dick Flinton; or Life on the Border, publié en 1859. Le thème qui sera celui que privilégiera Ellis toute sa vie, celui de la vie des pionniers et de la conquête de l'Ouest, est présent, dès l'origine dans son oeuvre. Seth Jones va confirmer cette tendance: le récit est très inspiré du Dernier des Mohicans de Fenimore Cooper, puisqu'il raconte les efforts du héros, un coureur des bois, pour sauver sa bien-aimée des mains des Indiens Mohawks. Cette influence de Cooper se fera longtemps ressentir dans son oeuvre, au point qu'Ellis signe un certain nombre de ses romans sous le pseudonyme de James Fenimore Cooper Adams. Outre ces récits de l'Ouest américain, il a également écrit de nombreux romans d'aventures géographiques, à cette époque où le western ne s'était pas encore bien différencié du roman d'aventures géographiques. Entre 1860 et la fin des années 1870, Ellis publie quelque 150 dime novels chez le seul éditeur Beadle and Adams, et un nombre incalculable d'autres récits sous pseudonyme chez les éditeurs concurrents.

            Parce qu'il est l'un des premiers, et parce qu'il en invente les règles, Ellis est certainement le plus connu et le plus important des auteurs de dime novels américains, avec Prentiss Ingraham et quelques autres, c'est aussi celui qui a connu le plus grand succès dans ce domaine. Sa carrière ne s'arrête cependant pas à ce type de publications. Dans les années 1880, avec les tentatives gouvernementales pour censurer les Dime novels, accusés d'immoralisme, Ellis doit se tourner vers d'autres types de récits. Il se spécialise alors dans les biographies des grands hommes, racontant tour à tour la vie de Davy Crockett, celle de Benjamin Franklin, ou encore celles de Thomas Jefferson, ou de Theodore Roosevelt. Profitant de son ancienne formation d'enseignant, il publie également de nombreux ouvrages d'Histoire: une History of Our Country en huit volumes qui connait un succès exceptionnel aussi bien auprès du grand public que des institutions officielles, ou une History of the German People en 16 volumes, écrite avec Charles Horne. Ce caractère pédagogique, largement teinté de nationalisme, de ses derniers récits n'est cependant pas absent des premières oeuvres. Ellis a en partie construit sa fortune littéraire en disant utiliser, pour écrire ses romans, ses souvenirs des exploits d'un oncle coureur des bois, et il prétend faire, à travers les histoires qu'il narre, un portrait de l'Amérique et de son Histoire à travers ceux qui l'ont faite. En réalité, il s'inspire largement de l'oeuvre de Fenimore Cooper, qu'il adapte pour la jeunesse (les enfants sont nombreux dans les oeuvres) et aux goûts du public populaire. Son personnage le plus fameux, l'Indien Deerfoot (Hunters of the Ozark, The Camp in the Mountains et The last War Trail, republiés avec les titres Deerfoot in the Forest, Deerfoot in the Prairie, Deerfoot in the Mountains) rappelle d'ailleurs les compagnons de Deerslayer de Cooper. Mais Ellis préfère au rousseauisme de Cooper une vision plus triomphaliste de la conquête américaine. Ce qu'il construit inlassablement, au long de ses innombrables ouvrages, c'est le mythe de l'Amérique, avec ses saints (les coureurs des bois et les pionniers), et ses démons (les Indiens et tous ceux qui s'opposent à l'esprit de frontier). Il contribue largement à la mise en place de cette idée d'une mission et de valeurs fondamentale des Etats-Unis, et enracine cette culture commune propre à l'identité américaine. Le récit de Jim l'Indien (que l'on peut lire sur ce site) en est une illustration. En ce sens, Edward Sylvester Elis figure l'un des jalons importants de l'histoire du western, dont il pose les fondations.

 

Oeuvres d'Ellis publiées en français.

            S'il a sans doute fourni à Gustave Aimard la matière d'un certain nombre de ses récits, Edward S. Ellis a été officiellement peu traduit en français. On trouve cependant les oeuvres suivantes dans les catalogues de la Bibliothèque Nationale de France. Il en existe sans doute d'autres publiés en feuilletons ou avec d'autres noms d'auteurs:

- L'Ange des frontières, Paris, E. Dentu, 1865.

- Bill Biddon, le trappeur du Kansas, traduit par Camille de Cendrey, Paris, A. Faure, 1866 (Bill Biddon, Trapper, 1860).

- La Captive des Mohawks, Paris, E. Dentu, 1865 (sans doute la traduction de Seth Jones).

- L'Espion indien, Paris, E. Dentu, 1865.

- Fils de trappeur, traduit et adapté de l'anglais par François de Mengaud, Toulouse, les Editions du clocher, 1934.

- Nathan Todd, ou le Prisonnier des Sioux, traduit par Camille de Cendrey, Paris, A. Faure, 1866 (Nathan Todd, or the Fate of the Sioux captive).

        Nous rappellerons pour mémoire les titres des oeuvres de Gustave Aimard et Jules Berlioz d'Auriac dont certaines (mais peut-être pas toutes) sont des plagiats d'Edward S. Ellis.

- L'Esprit blanc, Paris, Degorce-Cadot, 1866.

- L'Aigle noir des Dacotahs, Paris, Degorce-Cadot, 1866.

- Les Pieds Fourchus, , Paris, Degorce-Cadot, 1866.

- Le Mangeur de poudre, Paris, Degorce-Cadot, 1866.

- Rayon de Soleil, Paris, Degorce-Cadot, 1866.

- Les Scalpeurs des Ottawas, Paris, Degorce-Cadot, 1866.

- Les Forestiers du Michigan, Paris, Degorce-Cadot, 1867.

- Oeil de Feu, Paris, Degorce-Cadot, 1867.

- Coeur de Panthère, Paris, Degorce-Cadot, 1867.

- Les Terres d'or, Paris, Degorce-Cadot, 1867.

- Jim l'Indien Paris, Degorce-Cadot, 1867. Vous pouvez lire sur notre site le début de Jim l'Indien.

- La Caravane des sombreros, Paris, Degorce-Cadot, 1867.

Sites consacrés à cet auteur.

Biographie d'Ellis sur ce site consacrés aux franc-maçons fameux (en anglais).

Liste (impressionnante) des pseudonymes employés par Ellis.

On trouve sur le site de Gutemberg les oeuvres suivantes d'Ellis (en anglais): Daughter of the Chieftain, The Huge Hunter, The Lost Trail, Thomas Jefferson (biographie).

Vous pouvez lire sur notre site en français le début de Jim l'Indien.

 

Où trouver les oeuvres de l'auteur?

 

On trouve un très grand nombre d'ouvrages d'Ellis sur abebooks.fr, site spécialisé dans les livres d'occasion en anglais. Attention cependant que les éditions ne sont pas toutes aussi fiables.

Vous trouverez également des adresses de bouquinistes spécialisés dans la littérature populaire sur ma page d'adresses.

 

 

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